Des Jours Et Des Nuits

Entre l'adaptation télévisée de "Des jours et des nuits" et le roman de Gilbert Sinoué, des variantes. Deux histoires intimement liées. (Titre en Espagnol "la Mujer Del Sueño")

Ma photo
Nom :
Lieu : France

vendredi, février 11, 2005

Nous rêvons tous. Combien sommes-nous à réaliser nos rêves ?

C' est une variation sur le mythe d'Orphée, dit François BUSNEL dans sa préface du roman.

« "Des jours et des nuits" est une invitation à se souvenir de cette évidence : c’est par les rêves qu’autrefois les dieux s’adressaient à ceux qu’ils avaient choisis, c’est par les rêves que nos souvenirs nous donnent la force de regarder plus avant, c’est dans les rêves que se trouve la clé destin. Ricardo et Sara ne le savent pas, mais ils sonts les astres conçus pour éclairer un monde enténêbré. Le nôtre.

Théra, juin 2002»
François BUSNEL

2 Comments:

Blogger Ondine said...

Suite imaginée :

Leur histoire, une première, éclate au grand jour ; ce sont des pionniers. Ils sont parvenus à se rencontrer à partir d’une rencontre par le rêve. Ils peuvent attester que c’est donc possible.

Ils viennent révêler des secrets qui peuvent changer le destin de l’humanité pour ceux que cela intéresse.

Ils viennent témoigner dans un langage actuel de réalités qui peuvent avoir des retentissements largement au-delà de ce que toute étude de stèle ou autre vieux manuscrit a jamais pu avoir.

Alors le roman pour ‘respecter la lignée' se termine en tragédie, leur bateau saute sur une mine, mais c’est une fin qui n’engage que son auteur. Et fin heureuse ne veut pas forcément dire fin à l’américaine.

Moi j’aurais une prédilection pour les fins ouvertes comme dans les contes d’antan, et j’aime vraiment la fin du téléfilm, cette vision croisée du couple qui marche main dans la main sur le sentier de la mer d’or vers la terre, et disparaît, en laissant une montre tombée dans l’herbe.

Car pourquoi toujours envisager le pire quand on pourrait rêver du meilleur. Toutes ces questions je me les pose aussi.

12 février, 2005 00:24  
Blogger Yansel said...

émoi donc baie l'onde inna !

Parfois la réalité dépasse la fiction :)

A propos de la vérité. Ce que je ne trouve pas plausible dans Des jours et des nuits : pour des raisons qui me regardent (qui m’appartiennent) c’est la rencontre de l’Inconnue tout d’abord en rêve.

Je conteste le fait qu’on puisse voir en rêve quoique ce soit à quoi on n’a jamais été confronté au préallable dans l’autre réalité.
Et quoi de plus complexe et particulier qu’un visage humain pour un autre être humain ?

((Parenthèse : En revanche, et c’est un paradoxe, je ne nie pas le fait de pré-voir des évênements avant qu’ils arrivent.
Ce phénomène se produit souvent la nuit précédente pour le cas où on est impliqué ou témoin direct.

Il existe aussi des rêves d’évênements vécus par d’autres.

Dans un cas comme dans l’autre j’ai pu constater cependant que si on peut tirer des similitudes flagrantes avec les évênements, on construit bel et bien le rêve avec des images/sons/sensations déjà « connus »))

Disons que j’ai essayé, je me suis efforcé tant et tant en vain, et puis j’ai compris que c’était impossible.

Impossible à une exception près car il existe bel et bien une dérogation : si une volonté mue par le désir d’un autre vient à la rencontre de sa demande quelquepart.

Alors je veux bien admettre que Richard/Ricardo et Dora/Sara a un moment de leur vie ont eu un désir qui s’est croisé quelque part dans le temps et dans l’espace et qu'ils l’ont partagé sans le savoir, dans la réalité du jour ou du sommeil, ou sans s’en souvenir. Peu importe le trajet qu’à emprunté l’information pour venir à la conscience de l’un ou de l’autre, qu’importe la fiabilité de la nouvelle carte routière alors que la nouvelle autoroute a été ensevelie et qu’il faut reprendre l’ancienne voie romaine, les vieux passages dissimulés par la végétation et non mentionnés dans l’atlas routier du XXème siècle, qu’importe la validité du principe ou sa mauvaise définition, ou l’imprécision du langage pourvu que le message soit capté. Et qu’importe le roman ou le film, ce qui compte pour chacun c’est sa propre histoire.

J’aime le parallèle avec la source qui surgit de nulle part et cherche aussitôt à rejoindre la mer. Elle suivra la courbure des terres et des roches pour arriver à destination au terme du voyage. S’il n’existe pas de passage elle le formera à l’usure, à la longue. Elle façonnera même la pierre inébranlable.

De même les moyens de communication se sont diversifiés. Ils ont emprunté des techniques toujours plus complexes ou improbables comme l’internet pour permettre de se relier de façon sécurisée, autorisant des boites de stockage des messages afin de pouvoir les consulter quand on le souhaite sans la violence que cause une sonnerie violente et impérieuse, etc.

A propos de la cryptomnésie :

qu’importe de vérifier par un examen minutieux des faits (comparaison des sources - pas les mêmes sources ) à moins d’en avoir vraiment la nécessité. Ce qui compte c’est d’admettre l’information reçue et d’enchainer, de voir où les choses proposées mènent. (chap. 10)

12 février, 2005 00:33  

Enregistrer un commentaire

<< Home


View My Stats