Des Jours Et Des Nuits

Entre l'adaptation télévisée de "Des jours et des nuits" et le roman de Gilbert Sinoué, des variantes. Deux histoires intimement liées. (Titre en Espagnol "la Mujer Del Sueño")

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Lieu : France

lundi, janvier 17, 2005

"Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vecu C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu ...

... Je t'ai faite a la taille de ma solitude

Le monde entier pour se cacher

Des jours et des nuits pour se comprendre

Pour ne plus voir dans tes yeux

Que ce que je pense de toi

Et d'un monde a ton image

Et des jours et des nuits regles par tes paupieres."



(Paul Eluard)

2 Comments:

Blogger Yansel said...

>  « Il faut garder en mémoire nos rêves, avec la rigueur du marin qui garde l'oeil rivé sur les étoiles. Ensuite, il faut consacrer chaque heure de sa vie à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour s'en approcher, car rien n'est pire que la résignation. »
(Gilbert Sinoué)

Amour, réincarnation, malédiction : une histoire plus que millénaire, dont les premiers mots ont dû s’écrire avec les prémices de l’humanité. Gilbert Sinoué apporte à son tour une pierre à ce vaste édifice tragique de l’amour maudit à travers un roman dont le titre à lui seul dit le cours du temps, flot impétueux qui engloutit dans sa fuite les accidents les plus terribles pour en rejeter les scories de loin en loin.

Reposant sur une intrigue des plus sobres - un homme, dans le Buenos Aires des années 30, se met à rêver avec insistance de sa propre mort aux côtés d’une inconnue qu’il aurait passionnément aimée dans une vie antérieure en d’autres lieux, ce récit simple et intense redonne au rêve un statut divin/divinatoire que les découvertes de la psychanalyse ont bien mis à mal sans jamais totalement l’éradiquer. Suite de scènes terrifiantes, le rêve prend des allures de cauchemar, et occupe une double posture narrative : il ouvre le récit en même temps que le parcours initiatique de Ricardo Vacarezza, ce riche estanciero argentin qui va tourner le dos à une existence dorée parce qu’il a rêvé trop fort.

Suffisamment fort pour croire enfin à l’indéniable réalité de cette femme aimée des siècles auparavant, à sa présence quelque part dans le monde et à l’opportunité qui leur est offerte d’achever leur histoire tragiquement interrompue. Suffisamment fort aussi pour ouvrir son esprit bourrelé de scepticisme aux révélations de tous les "voyants" - un vieil Indien, une psychanalyste... - qu’il va rencontrer.

De cauchemars en énigmes, de rencontres en révélations, l’on retrouve dans ce récit bien des éléments propres au conte : l’événement surnaturel qui amène une rupture radicale dans l’existence du héros, une suite d’énigmes à résoudre avec l’aide de personnages "adjuvants", un talisman, et une malédiction. Autant d’éléments mis au service de quelques clichés - l’amour surhumain entre deux êtres qui, de siècle en siècle, est systématiquement sanctionné par la mort, le rêve comme présentification de l’Autre Monde chez les vivants - mais sertis dans un roman qui, par-delà sa facture classique, nous prend et nous émeut grâce à un suspense habilement ménagé et une belle écriture déliée qui donne autant à percevoir de la passion la plus ardente que de l’indicible dénuement des immensités de la pampa argentine ou des terres arides de Crète et de Grèce.

Isabelle Roche
( Mis en ligne le 20/06/2001 )
http://www.parutions.com/pages/1-1-121-12.html

18 janvier, 2005 17:15  
Blogger Ondine said...

Un autre forum sur le téléfilm avec des photos :

http://forum.aceboard.net/1245-4600-46470-0-ClaireNebout-CaterineMurino-quot-DesJoursetDesNuits-quot.htm

19 janvier, 2005 22:42  

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